Sur la piste du Khatam…

Avec un peu de retard, voici la vidéo complète du Khatam.

Tout a commencé par un tout petit morceau de marqueterie apporté au bureau par Maryam, une collègue de Laurent. Connaissant notre projet de voyage autour du bois, elle souhaitait que l’on passe par son pays, l’Iran, pour découvrir le Khatam, un art ancestral unique de Perse. Un petit tour rapide sur Wikipedia et Youtube a suffi à convaincre Laurent. Le plus dur a été de persuader Guillemette de porter le voile pendant un mois !

DSC02103sNous voici donc à Shiraz où nous apprenons que c’est là qu’est né le Khatam et qu’on y trouve la meilleure qualité (dixit les gens de Shiraz). S’ensuit un jeu de piste amusant qui nous mènera de contact en contact jusqu’à l’école Saadat en premier lieu (merci à Maryam pour la traduction en Farsi de la présentation de notre projet et de nos questions). Les gens rencontrés ont toujours tout fait pour nous aider même lorsqu’ils ne connaissaient rien au sujet.

Par la suite, nous sommes tombés sur Arash, un artisan du bazar de Shiraz, qui nous a accueilli très largement malgré la barrière de la langue (l’interview se faisant avec nos questions toutes prêtes en Farsi sans rien comprendre aux réponses). Les réponses ont été ensuite gentiment traduites par un de nos hôtes « couch surfeur ».

Nous n’avons pas pu voir toutes les étapes du processus à Shiraz mais on nous a indiqué que ce serait possible à Ispahan, notre prochaine étape.DSC02119s

A Ispahan, la désillusion a été grande lors de notre première visite au bazar, ne voyant aucun artisan et les vendeurs nous assurant que la fabrication se faisait hors d’Ispahan (très lointaine banlieue inaccessible).

Nous sommes finalement tombés sur Ali, artisan du bazar, qui ne parlait pas anglais mais qui a vite compris notre demande et a tout fait pour nous aider en nous amenant chez les différents artisans intervenant dans le processus. Encore une fois, nous avons reçu un très bon accueil chez tous les artisans, le book de Laurent (album présentant ses différentes créations) servant de sésame pour établir un premier contact.

Vous trouverez tout cela en images, dans cette vidéo résumant cette quête de deux semaines.

5 commentaires

  1. C’est vraiment un travail de patience.
    De la patience il en faut pour arriver à reconstituer tout le processus de fabrication surtout en ne parlant pas la même langue.
    Bise de Lozère

  2. Heinemann Jean Noël

    Compliments d’un « ancien » du Bouvet !
    Cela vaut autant pour les artisans fiers de leur art que du reportage où se dégage un sentiment de respect, d’humilité, de soif et partage de connaissances…
    Merci pour toutes ces émotions, on en redemande.
    Amicalement,
    Jean Noël

  3. Merci pour ce beau reportage sensible et respectueux, je suis absolument émerveillée par le khatam, « on part de rien, pour arriver à tout » et par la fierté de ces beaux artisans, effectivement il faut que les iraniens continuent à perpétuer cet art traditionnel.
    Bises.

  4. Joli thème et joli reportage.
    Mon ancien collègue de bureau, proctologue à ses heures perdues, me parlaient souvent des colons de Katham…
    Non, sincèrement c’est un beau reportage…
    Juste un commentaire: vous devriez faire plus d’apparitions dans vos reportages 🙂

  5. Comme quoi, quand on a une passion commune, pas besoin de parler la même langue ! Bravo à vous deux, nous commençons un bien beau tour du monde par procuration, merci.

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