Au pays de l’oncle Sam…sung

Après 9 mois de voyage, nous voici pour la première fois dans un pays hyper développé, il a fallu s’adapter. Fini le bordel ambiant, ici on suit les règles : tous en ligne pour attendre train, bus, métro ou même un escalator ; pas un seul déchet par terre ; on ne traverse pas au rouge… On a beau connaître tous ces clichés, cela surprend quand même surtout après l’Inde ou le Vietnam. Au pays de Samsung, les écrans plats fleurissent dans les rues et les Coréens sont tous accro au smartphone. Autant dire leur incompréhension de nous voir voyager sans smartphone ni téléphone en Corée. Nous nous sentions vraiment has-been dans leur regard.

Tongyeong (16)sRelativement peu touristique chez les occidentaux, ce pays nous a bien plu. Plus besoin de surveiller de près ces affaires, de négocier les prix, d’acheter de l’eau en bouteille, de se priver de crudités, de faire attention où on marche (enfin des trottoirs)… On a bien aimé la convivialité des barbecues dans les restos (chaque table a son grill), la variété des plateaux-repas des superettes et leurs équipements pour les consommateurs : eau chaude, micro-ondes, table.

On s’est également fait bien plaisir dans les nombreux musées et galeries avec de belles surprises (Bill Viola, Lee Jae Hyo,…).

Seoul  (48)sOn a été quand même surpris par quelques aspects des coréens : presque tous en baskets (même en costard ou à 70 ans), très nombreuses personnes en tenue sportive de rando (Millet, Lafuma, North Face… de rigueur) même sans faire de rando, autant vous dire que c’est très moche (même pantalon synthétique, tee-shirt moulant aux couleurs criardes et chapeau de randonneurs – c’est grâce à ça que l’on reconnaissait les Coréens en visite au Japon).

Bizarrement, impossible de trouver du déodorant en Corée, une Coréenne nous a expliqué que les gens n’en avait pas besoin ! Nous avons perçu les Coréens très fiers de leur pays et de son niveau de développement, même si ça se fait au prix d’une forte pression sur les élèves (fort taux de suicide chez les jeunes).

Quant à la visite des artisans, c’était beaucoup moins simple que dans les autres pays : ici pas de visite impromptue, il faut prendre rendez-vous ; l’artisan a du mal à se remettre à travailler normalement quand on est là, il se doit de nous recevoir.

Enfin, la visite de la Corée n’a pas été aussi facile que précédemment pour nous : fini le temps où nous étions les rois du pétrole, il a fallu se restreindre (on était loin des prix indiens pour l’hébergement, les restos, les fruits, les glaces,…), et le niveau d’anglais était loin de celui des Indiens (on a quand même réussi à lire le coréen, qui a finalement un alphabet assez simple). Le tout en images, en dessins et en vidéo.

Et pour les nouvelles fraîches, on attaque notre long retour vers l’Ouest en prenant le transsibérien à Vladivostok dans quelques heures.

7 commentaires

  1. J’ai l’impression que vous n’avez pas beaucoup touché de bois en Corée !
    Mauvaise pioche sur le sujet mais sans doute très intéressant par ailleurs.
    Bernard

    • En effet, ça n’a pas été facile, on a essuyé quelques revers mais en fin de compte on a trouvé des artisans très intéressants. Il faudra attendre un peu pour les vidéos.

  2. Bon retour …

  3. Et sinon vous rentrez quand ?… des bises

  4. Salut à tous les deux!

    Ou le train vous mène-t-il en ce moment, et pourquoi françois bayrou n’est-il pas plus connu en Corée du sud ( vous n’en parlez pas du tout)?
    Portez-vous bien et goûtez tous les instants!

    • Salut Oliv,
      Le train nous a amenés de Vladivostok à Moscou, plus de 9000 km!
      On s’est arrêté au lac Baikal à mi-chemin. C’était magnifique.
      Concernant, François Bayrou, aussi inimaginable que cela puisse paraître, il est très peu connu en Corée du Sud (en Corée du Nord on ne sait pas). On avait préféré ne pas aborder le sujet.

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