Zafimaniry : les copeaux d’abord

Attirés par le mythe des Zafimaniry, nous avons récupéré… des puces !
Plus sérieusement, la réputation du peuple Zafi, classé au patrimoine immatériel de l’UNESCO pour son travail du bois, était une des raisons de notre venue à Madagascar. L’enclavement des villages perdus dans les brumes montagneuses, et le temps nécessaire pour les atteindre ont encore renforcé notre envie d’y aller.
enfants_2_DSC05345C’est ainsi que nous avons passé cinq jours à partager le quotidien des habitants de Sakaivo (lever 5h au son des coqs et des pilons, coucher 20h, toilette à la source…). Ce fut au prix de sacrées courbatures et de belles frayeurs sur les crêtes avec les orages à notre arrivée.
Nous avons goûté la cuisine au bois avec plaisir, sauf qu’ils ont oublié les cheminées (par croyance ancestrale, pour éviter l’entrée des mauvais esprits) ! L’air enfumé des maisons devient vite insupportable (nos vêtements s’en souviennent encore), heureusement qu’ils ouvraient les fenêtres pour nous. En parlant de fenêtres, c’est une habitude chez les Zafi de pointer sa tête à la fenêtre pour regarder ce qu’il se passe à l’intérieur de la maison et discuter (quand c’est dans notre chambre, on apprécie moyennement !). Les portes et volets de fenêtres sont d’ailleurs tous finement sculptés de motifs géométriques.
Sinon, nous avons été surpris par l’absence de forêts aux alentours. Il n’y a plus de gros arbres ni de palissandres à cause de la culture sur brûlis et de la surexploitation. Ils doivent désormais aller cherstructure_4_DSC03947cher le bois d’œuvre à plus d’une journée de marche.
Nous avons eu la chance d’assister à l’implantation communautaire de deux maisons, le jour avait été fixé de longue date par les anciens.

On vous laisse découvrir en images :

10 commentaires

  1. Encore très beau et très émouvant! Quelle téléportation de quelques minutes dans les montagnes malgaches! Encore MERCI

    • Merci à toi pour tes commentaires. On les attend toujours avec impatience à chaque article.

  2. Encore une belle leçon de vie donnée par cette communauté où chacun, jeunes et anciens, petits et grands, trouve utilement sa place. Certaines images nous font plonger de 2015 à 1768 où A.J. Roubo décrit le métier de menuisier en bâtiment. Place aussi à l’humour : Laurent, sans doute deux fois trop grand pour le poste de scieur de long, déclenche un bien sympathique fou-rire malgache.
    Que le voyage continue…

    • En effet, je ne pense pas me reconvertir en scieur de long.
      Pour le célèbre ouvrage « le Roubo », je le connais de nom seulement, j’aimerais bien le lire à l’occasion.
      Merci pour tes commentaires.

  3. Bonjour,
    belles images de sculptures sur les montants et portes des maisons !
    Amitiés.
    Pierre

  4. Et leur rhum, alors, il est bon ?

  5. Un pays merveilleux des gens très attachant et laborieux avec qui j’ai vécu intensément pendant deux ans , des artisans que rien n’arrêtent avec des mains en or , tout devient outil dans leurs mains habiles ,

  6. Très belle vidéo.
    Tu aurais du essayer de prendre la place du dessus. Ça aurait été plus confortable!!
    On vous espère en pleine forme.
    Profitez en bien.

  7. Grace à lods je partage avec tous les maquettistes malgaches leur amour pour le travail du bois , leur habileté dans le domaine du maquettisme naval qui permet au monde entier de juger du savoir faire des « charpentiers de marine constructeurs de la flotte royale française  » bravo pour votre grand « ART « 

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