Porte-à-porte à Zanzibar

town_1L’arrivée en ferry depuis Dar-es-Salaam sur l’île de Zanzibar à Stone Town, est assez magique : ses grandes bâtisses aux façades sobres et délavées, ses ruelles étroites, ses habitants assis devant les maisons, et ses portes !

porte_14sPartout, des portes magnifiquement sculptées, anciennes ou plus récentes, délabrées ou étincelantes. La porte d’entrée est l’élément le plus important et le plus travaillé des maisons swahilies. Sa taille et son raffinement sont révélateurs de la richesse et de la position sociale de son propriétaire. La culture swahilie présente sur les cotes d’Afrique de l’Est est née des relations entre Africains, Arabes et commerçants indiens dès le XIème siècle. Les premières portes ont été sculptées en teck en Inde pour des riches marchands, puis transportées de Bombay à Zanzibar. Par la suite les artisans locaux apprirent à sculpter et fabriquer eux-mêmes ces portes. La plupart des portes visibles à Stone Town date du XIXème siècle (il est fait mention de portes sculptées dès le XIVème siècle). On compte plus de 500 portes actuellement à Stone Town. Les motifs récurrents sont : figures maritimes, chaînes (symbole de sécurité ou signe que le propriétaire était marchand d’esclaves), versets coraniques, fleurs de lotus d’inspiration indienne. De nombreuses portes ont été pillées au cours des siècles mais on assiste aujourd’hui à un renouveau de leur fabrication.
C’est en photographiant celles-ci que nous sommes tombés sur Ally ; il a tout de suite compris ce qu’on cherchait et nous a amenés chez Seif Ibrahim dans un quartier en périphérie.

4 commentaires

  1. Zanzibar !
    Ce nom, pour moi, venait et sonnait comme une légende au pays des mille et une nuits. Mais non, il est bien réel et pour cause, il respire l’odeur du bois !
    Merci pour ce voyage instructif et inattendu.

  2. Très beau reportage encore une fois! Merci de nous ouvrir toutes ces portes sur le monde 😉

  3. Magnifiques réalisations…..

  4. Des portes, toutes plus belles les unes que les autres, mais faut savoir taper à la bonne.
    Bernard

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