Faruk, un luthier atypique

jigs_3_3113sFibre de carbone, tige filetée, automates, logiciel d’analyse de fréquence… Nous ne sommes pas dans un labo de recherche sur la physique des matériaux mais bien dans un atelier de lutherie de ouds. Nous sommes chez Faruk Türünz, grand luthier d’Istanbul, que nous avons eu la chance de rencontrer par l’intermédiaire de Mehmet Bitmez. De toute façon, nous n’aurions pas pu venir chez lui par hasard : son atelier occupe un étage d’un immeuble quelconque, dans un quartier sans âme de la rive asiatique, au milieu de nombreux réparateurs automobiles.

Nous sommes arrivés en fin de matinée. L’équipe de Faruk nous a chaleureusement accueillis en son absence malgré les barrières de la langue, ils nous ont même invités à déjeuner.

Nous avons passé l’après-midi avec Faruk, allant de surprises en surprises en découvrant les multiples recherches et innovations développées par lui-même et son associé dans la fabrication du oud. Ses ouds se vendent dans le monde entier, entre 1000 $ et 5000 $ voire plus suivant la demande.

Faruk est très à l’aise pour conter son parcours d’autodidacte en lutherie et expliquer en détail sa façon de travailler. Sa démarche tient plutôt de la recherche scientifique que de la répétition de gestes traditionnels mais comme il le dit lui-même: « il n’y a pas qu’un seul chemin qui mène à la vérité ».

 

3 commentaires

  1. Passionnant ! J’adore la démarche de ce gars, c’est un truc de oud ! comme quoi les sciences et l’artisanat peuvent faire bon ménage. Merci pour ce reportage !

  2. Quel personnage ce Faruk !

  3. Comment faire un objet magnifique avec un outillage spécifique.. ?

Les commentaires sont fermés