Yosegi – des mosaïques de 0.2 mm

 

Yosegi_Hatajuku (194)A 7800 Km d’Ispahan, presque 9 mois après notre première découverte, nous voici de nouveau à admirer la fabrication de marqueterie par l’assemblage de baguettes en bois. Ce n’est pas du Khatam ici, mais du yosegi, l’assemblage ne se fait pas en bois de bout mais en bois de fil, les motifs ont un style plus moderne (bien que cette technique date de plus de 150 ans), et le placage sur les objets ne se fait pas avec des bandes, mais avec des feuilles de 0,2 mm. Cela reste tout aussi magique de voir apparaître les motifs.

Hakone (5)Nous voici donc à Hakone, petite ville du centre du Japon, réputée pour ses boites à ouvertures secrètes décorées en yosegi (boites pouvant nécessiter plusieurs dizaines de mouvements pour pouvoir être ouvertes). La ville s’étend au bord d’un lac en altitude. Au bout du lac, le Mont Fuji, on pense à Hokusai…

Yosegi_Hatajuku (153)De nombreuses boutiques à souvenirs avec ces fameuses boites (himitsu-bako), mais peu d’ateliers. Nous discutons avec le responsable d’un magasin, celui-ci ne veut pas nous emmener voir son atelier, ce dernier étant trop petit (sic !). Nous apprenons que l’essentiel des ateliers se trouve en fait à Hatajuku, un petit village plus bas, entouré de montagnes. Effectivement, nous y trouvons plein de petits ateliers, avec des dépôts de bois dans tout le village. Comme c’est la fin de journée, nous commençons à filmer deux personnes qui travaillent, puis repérons pour le lendemain un autre atelier où un vieux est en train de faire le ménage (celle que nous pensons être sa femme, qui tient la boutique attenante, nous confirme qu’il sera là le lendemain). Samedi matin, nous partons donc tôt, pressés de nous mettre à filmer, et là, désillusion… Les deux personnes que nous avions commencé à filmer ne veulent plus être filmées (bien sûr ils ne parlent pas anglais, et nous pas japonais…), et l’atelier du vieux est fermé. A la boutique pas de trace de sa femme (?) non plus. De nombreux ateliers sont fermés, c’est le WE. Grosse déception. Guillemette avait repéré des tas de bois plus haut en descendant en bus, nous allons voir et tombons sur un atelier où un vieux monsieur travaille tout seul, il crée ses motifs. Celui-ci accepte très gentiment que nous le filmions pendant qu’il travaille, nous montrant les différentes étapes. Notre hôte couchsurfeur nous rejoindra dans la journée, ce qui facilitera les échanges. Ce fut l’occasion du coup de montrer notre film iranien sur le Khatam, qui a bien intéressé M. Yamada Shiroyuki.


On vous laisse découvrir le tout en images :


 

2 commentaires

  1. Extraordinaire, et quel plaisir de refaire un tour avec vous au Japon! MERCI j’espère que vous n’allez jamais arrêter de nous faire découvrir ces merveilleux artisans du bois dans le monde entier?
    Amitiés,
    @gnès

  2. C’est beau et très fin !

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